Nos avancées techniques

14/01/2018

Bonjour à tous, nous vous souhaitons une excellente année 2018, pleine de projets et de rêve à réaliser.

En ce qui nous concerne, le projet avance bien et nous souhaitons vous parler de ce qu'il en advient côté technique.

L'avancée technique

Des étudiants de troisième année de l'ENSCR travaillent sur le dispositif à mettre en place au puit du dispensaire de Peamontear (Village de Takeo, dans le district de Kampong Trabek, dans la province de Prey Veng). Leurs travaux s'inscrivent dans le cadre d'un projet-étude inclus dans la formation ingénieur.

Leurs buts est de penser le dispositif de traitement de l'eau en termes de coût, de simplicité d'installation et de maintenance, de durabilité, et d'efficacité.


Deux axes de travail se dégagent : le dimensionnement et l'analyse.

Hugo Néhaume et Hugo Geraert vont dimensionner et chiffrer les travaux nécessaires, en prenant en compte les ressources humaines et matériels sur place. La partie technique du projet repose sur un traitement du fer et des microorganismes de l'eau souterraine

Manon Perrochon et Jonathan Peghaire vont assurer l'analyse asservie (système autonome grâce à une auto régulation) afin d'éliminer le surplus de microorganismes par un système de désinfection par chloration. Le système d'analyse va également assurer de la qualité de l'eau utilisée par le dispensaire grâce à des sondes analytiques.

Le dimensionnement :

L'oxygénation et l'agitation du milieu dans la cuve sont des points primordiaux. Pour améliorer ces aspects nous envisageons d'installer une agitation mécanique éolienne ainsi qu'un reflux dans la cuve. Une arrivée d'eau dans la cuve de type « arrosoir » permettrait aussi une meilleure oxygénation de l'eau.

Les oxydes de fer doivent être récupérés. C'est pourquoi nous envisageons d'utiliser des filtres successifs emboîtés sur le réseau de sortie de la cuve. L'avantage premier des filtres est leur facilité de montage et d'entretien. Le traitement du fer doit être le plus optimisé pour éviter l'encrassement de la cuve et du réseau tout en purifiant l'eau selon les normes de l'OMS.

L'analyse :

Afin d'éliminer les microorganismes, on utilise la chloration. On procède à l'ajout de chlore directement dans la cuve retenant l'eau puisée, ce qui permet la destruction des membranes des cellules des microorganismes conduisant à leur élimination.

La quantité de chlore à ajouter est déterminée grâce aux mesures analytiques (faites à intervalle de temps réguliers) des sondes à pH, potentiométrique et conductimétrique. Les informations mesurées par les sondes sont transmises à un boitier électronique qui est programmé pour calculer la quantité de chlore requise pour la désinfection. En entrée de boitier, on a donc les informations captées par les sondes et en sortie, la commande d'injection de chlore transmise au distributeur de chlore (pompe ou injecteur). La valeur de chlore déterminée est ensuite comparée à une valeur de chlore résiduel seuil donnée par l'OMS.

Pour assurer une analyse continue de la qualité de l'eau, le système de régulation est installé sous forme de boucle (cf schéma de droite) pour avoir un flux continu d'eau.

De plus, des sondes de température et d'O2 dissous peuvent être ajoutées (si l'utilité est avérée et les moyens financiers suffisants), pour avoir des informations supplémentaires.

En sortie de boitier, on pourra également avoir un ajout d'acide ou de base pour maintenir le pH de l'eau à une valeur propre à la consommation humaine.